Vos yeux trop purs me font mourir
Un prince, un jour, à Fontevrault, rencontra une jeune nonne. Elle était frêle, blanche, belle, on l’aurait dit rêvée par Dieu. Ce prince en eut le cœur poigné. Il vint à elle dans le cloître. Il osa lui prendre la main, s’égarer dans son regard droit, lui avouer son désir d’elle.
— Monseigneur, lui répondit-elle, toute ma vie est à Jésus. Par pitié, ne la troublez pas.
Elle rougit et s’en fut en hâte. Le prince s’en alla aussi, ivre d’amour déraisonnable.
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