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La femme qui ne culetait pas

La femme qui ne culetait pas

Il y avait une fois une femme qui ne se faisait pas prier pour recevoir des galants dans son lit. Elle se laissait faire tout ce qu’on voulait, et elle y trouvait sans doute son plaisir. Mais on n’en savait rien, car elle ne parlait jamais et ne remuait pas plus qu’une souche dans les bras de ses amoureux.

La nuit du jeudi saint, un homme devait aller se coucher avec elle. Il y alla, très tard dans la nuit, se déshabilla dans l’obscurité et se coucha à côté d’elle. Puis, sans desserrer les dents, il fit sa besogne et s’en alla.

La petite fille aux allumettes

La petite fille aux allumettes

Il faisait effroyablement froid ; il neigeait depuis le matin ; il faisait déjà sombre ; le soir approchait, le soir du dernier jour de l’année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue : elle n’avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Lorsqu’elle était sortie de chez elle le matin, elle avait eu de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu’elle eut à se sauver devant une file de voitures ; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures ; un méchant gamin s’enfuyait emportant en riant l’une des pantoufles ; l’autre avait été entièrement écrasée.

L’Albigeois

Maître Jean-Jan Fau dit « l’Albigeois » qui avait épousé Jeanne Passebise était tailleur de pierre.

Ce jour-là, il avait refait un rampan de pignon de l’église Saint-Benoît qui avait été endommagé par un orage à l’automne. Puis il avait mis sa mailloche, son ciseau, sa râpe et son burin dans son sac et il avait quitté la ville dans le crépuscule pour rejoindre son logis.

Il habitait dans la campagne, près de Castres. On était la veille de Noël et dans chaque foyer on s’apprêtait à fêter la Nativité.

T’as d’beaux yeux, tu sais…

Vos yeux trop purs me font mourir

Un prince, un jour, à Fontevrault, rencontra une jeune nonne. Elle était frêle, blanche, belle, on l’aurait dit rêvée par Dieu. Ce prince en eut le cœur poigné. Il vint à elle dans le cloître. Il osa lui prendre la main, s’égarer dans son regard droit, lui avouer son désir d’elle.

— Monseigneur, lui répondit-elle, toute ma vie est à Jésus. Par pitié, ne la troublez pas.

Elle rougit et s’en fut en hâte. Le prince s’en alla aussi, ivre d’amour déraisonnable.

L’amour est un mystère plus insondable que la mort

Il était une fois un jeune guerrier qui s’appelait Walla, et qui était très amoureux d’une jeune et jolie femme qui s’appelait Moora. Et ce sentiment était réciproque. Walla avait réussi à s’acquitter des rites d’initiation de sa tribu, il était dorénavant un homme qui pouvait épouser n’importe quelle femme de la tribu, du moment que celle-ci n’était pas déjà mariée, et qu’elle voulait bien de lui. Et c’était le cas de Moora. Walla eut beaucoup de mal à quitter sa bien-aimée, mais la tradition voulait qu’il parte pour une partie de chasse dont le produit serait offert aux parents de la mariée, de telle sorte que le mariage puisse être célébré. Un beau matin, alors que la rosée couvrait encore les feuilles, Walla se mit en route. Moora lui donna une plume blanche de cacatoès, qu’il s’attacha dans les cheveux.

Le loup et les trois fillettes

Le loup et les trois fillettes

Il y avait trois jeunes sœurs, et elles travaillaient dans un certain pays. Elles apprennent un jour que leur maman, domiciliée à Ville-Abbé, était au plus mal. Alors, la sœur aînée apprête un panier contenant quatre tartes et du gibier et part pour Ville-Abbé. En chemin, elle tombe sur le loup, qui lui dit :

« Où cours-tu comme un boulet ?
— Chez ma mère à Ville-Abbé, elle est proche d’expier.
— Et qu’as-tu dans ton panier ?
— Quatre tartes et du gibier.
— Donne ça ou, sache-le, ta ruine est consommée. »

De l’histoire du monde …

Un jour, au temps où les hommes, sur les pâturages de la terre, n’avaient pas encore dressé leurs campements, dans la plus haute chambre du palais d’Asgard, la cité des dieux, une femme apparaît devant Odin, le maître des héros : elle est hallucinée, échevelée, terriblement superbe. Elle est venue révéler en secret, pour Odin seul, dans le langage des rêves, le destin du monde. Elle dit ceci :

Le petit nuage

« Là-bas, dans les vignes, ça grille ! » siffla l’oiseau. Le petit nuage aperçut des vignerons qui scrutaient le ciel. Ils devaient être malheureux. Cela faisait de longs mois qu’il ne pleuvait pas. Le petit nuage, lui, flottait dans l’immensité du ciel, joyeusement. Il descendit de plus près pour observer le travail des vignerons. Il faisait très chaud, l’air était étouffant.

« Si tu pouvais nous aider ! » suppliaient les vignerons. Le petit nuage voulait bien les aider, mais il savait qu’en agissant ainsi, il mourait.

La belle au bois dormant – Suite et fin

Suite et fin du conte de Charles Perrault.

La belle au bois dormant

Personnellement, concernant La belle au bois dormant, je m’étais arrêtée au gentil prince qui vient bécoter la princesse, elle se réveille, ils s’aiment, se marient, font plein de gosses et sont heureux jusqu’à la fin de leurs jours … Et puis j’ai lu la version de Perrault …