Ch’uis en panne sèche. En panne sèche de lecture. Pourtant, des bouquins, j’en ai, j’en ai même plein la maison : des bouquins « papier », des ebooks, une belle liseuse, un super fauteuil de lecture, plein de chouettes marque-pages… Il ne me manque rien, et pourtant… J’ai eu un petit passage sans lecture qui s’explique par [...]
Le chemin des aiguilles
Articles classés dans la catégorie « Littérature » :
La lecture numérique : j’ai testé pour vous
Je dois reconnaitre que j’avais quelques préjugés sur la lecture numérique. Je suis très attachée au livre en tant qu’objet, à l’odeur du papier, à la possibilité de le feuilleter rapidement… Je ne supporte que très difficilement l’idée de lire un livre qui ne m’appartient pas : j’aime les garder après les avoir lus, même si je sais que je ne les relirai probablement jamais. J’ai besoin d’être entourée de livres. Et tout ceci me semble incompatible avec un « livre dématérialisé »… Mais bon, j’ai quand même testé !
Comment se tuer sans en avoir l’air
Voici un manuel à l’usage des personnes qui souhaitent se suicider avec un minimum de panache. Mettre fin à ses jours : pourquoi pas, mais pourquoi cet acte devrait-il être vulgaire et vous faire passer pour un lâche personnage ?! Voilà le postulat du narrateur. Mettez un peu de fantaisie dans tout ça, que diable ! Faites en sorte que l’on parle de vous post-mortem, que votre mort en entraîne d’autres ou qu’elle mette vos méchants voisins dans l’embarras !
Naissance d’un pont
L’histoire, c’est celle de la construction d’un pont dans une ville imaginaire de Californie. Le maire de la ville, dit Le Boa, souhaite que son nom reste comme celui d’un grand bâtisseur. Aussi, après une visite à Dubaï — ville qui emploie un tiers des grues disponible sur Terre —, il décide de faire construire un pont immense, démesuré. C’est un cabinet d’architectes français qui est choisi ; les ouvriers et les spécialistes en tous genres — béton, grues, fouilles…— affluent et se mettent au travail. Il y aura bien quelques opposants au projet, quelques indiens réfractèrent ou quelques écologistes en colère, mais le pont devra être érigé.
Gallimard centenaire, et moi et moi et moi
Gallimard fête cette année son centenaire. Entre l’expo qui lui est consacrée à la BNF et les nombreux articles publiés sur les blogs et ailleurs, je me suis demandé comment je pouvais apporter ma petite pierre à cet événement.
Et j’ai trouvé la solution : je parlerai de « mes » Gallimard, principalement des Folio…
La femme qui ne culetait pas
Il y avait une fois une femme qui ne se faisait pas prier pour recevoir des galants dans son lit. Elle se laissait faire tout ce qu’on voulait, et elle y trouvait sans doute son plaisir. Mais on n’en savait rien, car elle ne parlait jamais et ne remuait pas plus qu’une souche dans les bras de ses amoureux.
La nuit du jeudi saint, un homme devait aller se coucher avec elle. Il y alla, très tard dans la nuit, se déshabilla dans l’obscurité et se coucha à côté d’elle. Puis, sans desserrer les dents, il fit sa besogne et s’en alla.
La petite fille aux allumettes
Il faisait effroyablement froid ; il neigeait depuis le matin ; il faisait déjà sombre ; le soir approchait, le soir du dernier jour de l’année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue : elle n’avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Lorsqu’elle était sortie de chez elle le matin, elle avait eu de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu’elle eut à se sauver devant une file de voitures ; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures ; un méchant gamin s’enfuyait emportant en riant l’une des pantoufles ; l’autre avait été entièrement écrasée.
Éloge de la folie douce
Pirouettes dans les ténèbres – François Vallejo
Gibbon trouve ses bras beaucoup, beaucoup trop longs. Selon lui, la solitude et les troubles mentaux sont la conséquence fatale de ce physique de primate. Malgré l’aide et le soutien du Dr Delafosse, Gibbon s’estime toujours inapte à la vie en société. Avis partagé par le docteur qui, avant de mourir, l’envoie consulter un directeur d’asile aussi dérangé que ses patients…
Les martiens sont arrivés
La guerre des mondes / H.G. Wells
Fin du XIXe, les Martiens déboulent sur Terre, tout près de Londres. Ces êtres intelligents et supérieurs ont une étrange apparence et se déplacent dans des machines complexes et dangereuses. Les humains tentent de se défendre avant même d’avoir été attaqués, mais les canons les plus perfectionnés sont très peu de chose face à ces êtres supérieurs qui brûlent tout ce qui se trouve à proximité, y compris les humains. La désolation s’abat sur les terres et dans les esprits ; les humains sont réduits au stade d’animal inférieur. Ils sont alors contraints de fuir et de se cacher.
L’Albigeois
Maître Jean-Jan Fau dit « l’Albigeois » qui avait épousé Jeanne Passebise était tailleur de pierre.
Ce jour-là, il avait refait un rampan de pignon de l’église Saint-Benoît qui avait été endommagé par un orage à l’automne. Puis il avait mis sa mailloche, son ciseau, sa râpe et son burin dans son sac et il avait quitté la ville dans le crépuscule pour rejoindre son logis.
Il habitait dans la campagne, près de Castres. On était la veille de Noël et dans chaque foyer on s’apprêtait à fêter la Nativité.




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