Z’avez déjà vu quelqu’un se jeter à terre en hurlant et en cachant sa tête sous ses petits bras ? Non ?! Alors c’est que vous n’avez jamais vu une chauve-souris entrer dans l’appartement d’un PetitChap. Attendez donc que je vous raconte…
J’habitais dans un chouette appartement en centre ville, avec des fenêtres immenses ; la bâtisse est vieille mais restaurée. Je crois ce c’était une chapellerie au XIXe siècle. Quoi qu’il en soit, le bâtiment a les pieds dans l’eau, dans une magnifique rivière et il est tout proche d’un immense parc. Il y a donc toute une flopée d’oiseaux et de bestioles en tous genres. L’été, la chaleur est accablante, on vit calfeutré dans les appartements, tous les volets clos. Le seul moment de bien-être n’arrive pas avant 23h, heure de l’ouverture des volets et fenêtres. Et c’est à ce moment-là que ça arriva, ce fameux premier soir…
La journée avait été très chaude. Aussi, j’étais fort pressée de pouvoir ouvrir les grandes fenêtres histoire de pouvoir respirer un peu d’air frais. J’étais seule dans l’appartement, je ne me souviens pas de ce que j’étais en faire, mais je me souviens très bien de l’instant où j’ai vu cette boule noire entrer par la fenêtre… On était habitué à avoir tout un tas de bestioles étranges dans nos murs, mais là, c’était largement plus gros que d’habitude. Je suis restée stupéfaite une seconde ou deux, le temps que l’information monte jusqu’à mon cerveau : ce qui venait d’entrer dans mon appartement n’était autre qu’une chauve-souris !
Aaaaaaaaaaaaaaaaarrrrrgh !!!
Ne me demandez pas pourquoi, mais mon réflexe a été de me plaquer au sol en poussant un cri d’horreur, les mains sur la tête, le souffle court… J’entendais cette saloperie de bestiole tourner comme une dingue dans la pièce, j’imagine qu’elle cherchait à ressortir mais c’était pas mon souci. J’étais tellement effrayée que je n’arrivais pas à réfléchir correctement. Ma seule obsession était de quitter la pièce. J’étais prête à céder ma place dans l’appartement à cet animal du Diable pourvu qu’il me laisse la vie sauve ! Vous le croyez, vous le croyez pas, j’ai rampé jusqu’à la porte pour sortir de la pièce… J’étais sûre que je mourrai avant d’être sortie tellement mon cœur tapait fort… Je crois bien avoir attendu une bonne demi-heure avant d’entrer à nouveau dans la pièce maudite !
Le bûcheron a failli faire pipi dans sa culotte tellement cette histoire l’a fait rire… Mais la créature du Diable est revenue (elle ou une autre, peu importe… « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère », comme disait Jeannot…). Et une chauve-souris, c’est crétin. On en avait régulièrement dans l’appartement, le soir, après cette fameuse nuit. Sauf qu’en règle générale, quand une entre, les autres suivent. Il nous est donc arrivé d’avoir quatre chauves-souris tournoyant dans l’appartement à la vitesse d’un Bip-Bip poursuivi par le coyote… Et ça tourne, et ça tourne, et ça descend en piquée, et ça remonte, et ça tourne, et ça tourne. C’est juste dégueulasse, comme bestiole. Ma réaction n’a jamais changée : plaquée au sol et si possible recouverte d’un plaid ou de ce qui se trouve à proximité… Il m’est même arrivé d’être tranquillement allongée sur mon lit en train de lire et d’en voir débouler une ou deux dans la chambre… Putain, heureusement que je ne suis pas cardiaque ! Je crois que j’ai la phobie des Chauves-souris… La vision d’une de ces bestioles me tétanise ; la seule évocation de leur nom me provoque la chair-de-poule.
Mais ce n’est pas tout…
Un matin, alors qu’on venait à peine de s’extraire du lit douillet, on entre dans le séjour (de 30m², quand même)… Vision d’horreur, vision d’apocalypse ! La pièce était pleine de chiures de chauves-souris. Oui, oui… « Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer ! » Des crottes partout : le sol en était recouvert, mais aussi les deux canapés, le dessus de la télé, le dessus de l’écran d’ordinateur, le clavier, le bureau… tout, tout partout… des crottes de chauves-souris à perte de vue… partout où tu peux chier à partir du moment où tu chies en volant… Un truc de fou ! C’est à se demander comment c’est possible… Il faut croire que tous les riverains chiroptères s’étaient donné rendez-vous chez nous pour chier au même moment… « Allez les gars, on va chez le PetitChap faire une méga grosse rave-party ! Et on chiera tellement qu’elle n’en croira pas ses mirettes ! »
Sérieusement, je ne sais pas comment c’est possible. La pièce devait être farcie de ces sales créatures pour qu’il y ait autant de merdes. Même le bûcheron, qui en général est super serein face aux bestioles, était quand même un peu flippé… Le seul fait d’imaginer cette pièce remplie de chauves-souris me donnait la nausée… M’enfin… On n’habite plus dans cet appartement. On a déménagé il y a deux ou trois ans, on s’est installé environ 500 mètres plus loin… et les chauves-souris ont dû se faire passer le mot, parce qu’elles entrent aussi dans le nouvel appartement… tout comme les pigeons, d’ailleurs. Dernièrement, il y en a même un qui est venu chier sur le lit… si, si, je vous assure…
Enfin, tout ça pour dire qu’il parait que ce soir, c’est la « 14e Nuit européenne de la chauve-souris »… Ça ne s’invente pas.
alors robin, on a peur de batman?
Ah je me disais aussi, pourquoi est-ce qu’elle ne parle pas des pigeons ? Mais si, eux aussi ils ont l’amour des petits Chap’ !! Décidément, tu les attires les bestioles !! (Lol, à la manière d’un bûcheron !!)
Biiiiiizzzzzz !
Effectivement, j’ai quelques comptes à régler avec certains pigeons, notamment les pigeons aixois qui n’ont pas hésité à déféquer sur ma magnifique chevelure ! Tu as une mémoire d’éléphant, dis donc !!
C’est surtout que tu racontes tellement bien tes histoires de bestioles qui défèquent sur toa que ça marque… Enfin, ça marque l’esprit de nous je veux dire.
Pis là encore, j’ai été sadique, j’ai encore bien rigolé… Le malheur des uns…