
Cybook Opus de Bookeen
On parle de plus en plus de tablettes numériques, de liseuses et d’ebooks. Mais de quoi parle-t-on vraiment ? Mettons-nous d’abord d’accord sur les termes employés : les tablettes (iPad, Samsumg Galaxy tab…) sont des mini-ordinateurs, pour simplifier. Elles permettent de se connecter à Internet (mails, réseaux sociaux, etc), de stocker des photos et des vidéos, de lire des bouquins numériques (ebooks)… Pour avoir eu en main un iPad, je peux vous assurer que j’ai été un poil déçue : je l’imaginais avec un écran plus grand que ce qu’il est réellement, et puis je ne pensais pas qu’il était si lourd.
Ce qu’on appelle « liseuse » (ou e-Reader) est une machine dédiée qui permet de lire des livres numériques et qui n’a pas (ou très peu) de connexion Internet (Kindle d’Amazon, FnacBook, Cybook Opus, Archos 70(b) eReader…).
Bon, tout ça est un brin compliqué, mais là n’est pas le problème du jour. Voilà quelques jours que j’ai à ma disposition une Cybook Opus (une liseuse, donc). L’objectif de ce prêt est double : tester la machine, d’abord, mais aussi tester la lecture numérique et voir si j’y trouve un intérêt pour moi ou pour le boulot. Et je dois que confesser que tester est une de mes passions ! Je me suis donc lancée.
Je dois reconnaitre que j’avais quelques préjugés sur la lecture numérique. Je suis très attachée au livre en tant qu’objet, à l’odeur du papier, à la possibilité de le feuilleter rapidement… Je ne supporte que très difficilement l’idée de lire un livre qui ne m’appartient pas : j’aime les garder après les avoir lus, même si je sais que je ne les relirai probablement jamais. J’ai besoin d’être entourée de livres. Et tout ceci me semble incompatible avec un « livre dématérialisé »… Mais bon, j’ai quand même testé !
La liseuse sur laquelle j’ai fait mon test est ultra basique : son écran n’est même pas tactile, c’est dire !! Elle a — l’énorme — avantage d’être très très légère. Elle est équipée d’un accéléromètre (c’est à dire que l’orientation du texte s’adapte de façon automatique suivant que vous teniez la machine de façon verticale ou de façon horizontale). Lorsqu’elle m’a été prêtée, elle contenait déjà quelques bouquins mais rien qui me faisait vraiment envie. Je me suis donc connectée sur FeedBooks (que je vous conseille, au passage…) pour trouver mon bonheur. La liseuse n’étant pas à moi, et n’ayant pas envie de me débattre avec d’éventuels DRM (j’y reviendrai dans un prochain article), je voulais évidement trouver des bouquins gratuits, ce qui restreint le choix aux livres tombés dans le domaine public…
Le but du jeu était de se mettre en condition réelle : c’est à dire qu’il fallait que je lise un livre *en entier*. Il me fallait donc trouver un livre tombé dans le domaine public et que j’avais envie de lire. Résultat, j’ai commencé avec L’Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde de Robert Louis Stevenson (qui présentait l’énorme avantage d’être court…!).
Il m’a fallu quelques minutes pour prendre en main l’appareil : choisir l’orientation de l’écran qui me convenait le mieux (horizontal ou vertical), trouver la taille de police la mieux adaptée à ma pauvre vision, tester rapidement de tourner une page, de revenir en arrière, d’accéder directement à une page bien précise… vérifier que la machine garde bien en mémoire la dernière page consultée… et me voilà embarquée pour de bon dans la lecture du livre ! Et vous savez quoi ? Ben j’ai bien aimé…
Finalement, il n’y a pas vraiment de différence. Je n’ai pas ressenti de fatigue supplémentaire au niveau des yeux ; l’appareil est bien plus léger qu’un livre de poche, si bien qu’on peut le tenir d’une seule main, ce qui libère l’autre pour une clope, par exemple ! Et avec un peu d’entrainement, une seule main suffit pour tenir la liseuse ET pour tourner les pages. Nickel.
Après l’avoir fait tester à quelques collègues, j’en suis venue à la conclusion que les liseuses conviennent parfaitement aux gros lecteurs : on peut stocker un nombre très élevé de livres, l’appareil est léger et ultra simple d’utilisation. En revanche, le fait justement que l’appareil ne soit pas très sophistiqué ni franchement ludique, je pense que ça peut rebuter les lecteurs occasionnels.
Conclusion : si vous tenez à me faire un joli cadeau, pensez donc à une liseuse…!
Ah ouais ?
J’avoue, je n’ai pas d’avis sur les tablettes numériques, qu’elles aillent sur internet ou non, enfin si, je préfèrerais qu’elles aillent sur internet parce que voilà.
Et sinon comme cadeau, moa je veux bien les « intégrales » du Trône de Fer ! Maintenant, tout le monde en parle, et la série qui jusqu’alors était une chose à lire avant de mourir est devenue presque prioritaire. Voilà, ça n’a rien à voir avec ton article et j’en suis désolée. Quoique si, ça a un peu à voir puisque tu finissais sur une idée cadeau alors moa aussi et pis c’est tout.
oh bah j’avais po mon image ! C’est que je m’emmêle parfois…
Voilà qui est mieux !
Rhôo mais quel dommage que tu n’aies pas d’avis sur les tablettes numériques… je pensais qu’on allait se lancer dans un magnifique débat dans lequel tu m’aurais dit que les machines allaient nous tuer !!
Tu ne l’as pas déjà lu, Le trône de fer ? Je croyais… Il faut croire que je mélange tes lectures et celles du Bûcheron !
Lol !
Bon d’accord, puisque tu me cherches, tu vas me trouver, Princesse ! Accroche toa à ton slip mamie gâteau, Elby est dans la place !
En vérité, je vais t’étonner, mais je ne pense pas que les tablettes numériques soient une bonne chose pour l’évolution de notre société. D’une part, elles contribuent sans aucun doute à l’addiction déjà flagrante des gens aux écrans et autres formes d’objets technologiques nous amenant à vivre davantage dans le virtuel que dans le monde réel, et ça, c’est dangereux ! Je n’ai qu’un ouvrage (physique bien évidemment) à te soumettre pour illustrer mon propos : la Sacro-Sainte Bible Rainbows End de Vernor Vinge.
Ensuite, il ne me semble pas très judicieux de faire passer en force des « merveilles technologiques » au profit, (car n’en doute pas, Princesse, il arrivera un temps où l’objet livre sera délaissé au même titre qu’une vieille chaussette qui ne fait pas épilateur, on aura tout vu, mais comment faisaient nos ancêtres, ces mollassons ???!!!) au profit disais-je, du livre, parce que dans ce cas, j’ai plus qu’à obéir à mon canari céloantropophalagique et me lancer dans l’édification d’un bordel de luxe et abandonner l’idée…
Parce que oui, la domination lapinesque commence par de petites choses… Des insignifiants changements dans l’évolution du monde… Toujours plus performants, toujours plus d’informations et un jour viendra où ces machines créées par l’Homme, POUR l’homme, pour le servir, pour lui rendre la vie plus facile prendront le dessus ! C’est normal, à force d’humaniser la chose, la chose en viendra à asservir l’homme. I Robot
L’évolution naturelle…
De là viendra l’Apocalypse dans toute sa splendeur, et caetera et caetera.
Et non, je n’ai pas encore eu le privilège de poser mes yeux sur le Trône de Fer, ce que je déploooooore !!!! L’a de la chance le Bûcheron !
Et moa qui avec mon premier petit mot voulait faire bonne figure…
Ah ben voilà !! Là je retrouve la Tavernière !
Tout d’abord, je prends le risque de ma faire taper : je ne connais pas Rainbows End… Aïe ! Pas taper ! Pas taper ! Moi je n’ai pas d’avis sur le bon côté ou le mauvais côté du développement des tablettes numériques… J’ai juste une petite remarque à apporter au débat : quand le Grand Gutenberg a inventé l’imprimerie, il a tout simplement inventé l’industrialisation du livre… Et peut être que certains penseurs de l’époque ont trouvé que c’était là une très mauvaise chose, le livre se serait plus jamais unique. C’que j’en dis…
Mais bon, je ne pense pas que livre en tant qu’objet disparaisse. Tu pourras donc recycler tes vieilles chaussettes même si elles ne font pas épilateur ! Je ne pense pas que le « livre numérique » anéantisse le « livre papier », moi la première, je te fais la promesse solennelle de continuer à me ruiner en achetant l’objet odorant ! Tiens d’ailleurs, en parlant d’objet odorant, j’ai acheté il y a peu un bouquin dans la nouvelle collection Points, la très fameuse collection .2 (point deux). Et ben le papier-bible n’est pas facile à tourner, et le format est largement plus ludique que pratique.
Mais parle-nous plutôt de ton projet de bordel de luxe… j’adore cette idée !
Meuh siii j’en avais parlé, de Rainbows End !!! En fait, tu fais semblant de me lire en fait !!!! Han la laaaa…
Et il n’y a aucune comparaison entre l’imprimerie et l’industrialisation du livre & le numérisation de la chose. L’un permet de développement et l’autre l’anéantissement du libre arbitre !
Ouais !
Quant au bordel de luxe, il me semble l’avoir déjà mentionné quelque part… Mais vu que tu me lis pas, tu peux pas savoir !
Mais il est vrai que j’ai dans l’âme une vocation non seulement de tavernière mais également de tenancière de bordel de luxe… Ainsi va la vie !…
Loup, y es-tu ?!
Princesse, où es-tu ???